Olivier Piacentini

OLIVIER PIACENTINI… Le décliniste qui s’assume.

Je suis décliniste, c’est du moins le sobriquet dont certains m’affublent. Je l’assume, bien que je trouve le terme impropre : en effet, je ne milite par pour le déclin (comme un socialiste pour le social, un communiste pour le collectivisme etc…) , je ne fais que le constater, le decrypter, pour finalement convaincre le plus grand nombre de sa réalité et mieux le combattre. Un certain nombre d’observateurs mediatico-compatibles usent et abusent de ce terme pour discréditer les Polony, Zemmour, Finkielkraut, Dupont-Aignan, moi-meme et jusqu’à Onfray et bien d’autres encore, nous faisant passer pour des grincheux compulsifs, des passeistes nostalgiques d’un « avant » idéalisé, des gens qui se complaisent dans le négatif.

Si je suis décliniste, comme ils disent, c’est parce que j’ai 48 ans, et que je me passionne depuis l’age de 10 ans pour les questions politiques, économiques, géostratégiques, sociologiques, historiques, artistiques, culturelles, bref, tout ce qui fait l’essence de notre pays et de notre société. Quarante ans d’observation attentive et critique de notre monde, sous l’angle de l’actualité, de l’histoire comme de la vie quotidienne, c’est déjà assez de temps, à l’allure où vont les choses, pour se forger une opinion sur la tendance vers laquelle nous inclinons. Or, tout ce que je vois me conduit à cette bien triste conclusion : notre civilisation avance chaque jour un peu plus vers le bord du gouffre, peut etre de manière irréversible.

Je le ressens à travers les évènements majeurs qui ont marqué ces quinze dernières années : 11 septembre, crise des subprimes, attentats de Paris, irruption de la Chine et d’autres pays du Tiers-Monde dans le gotha de l’économie mondiale, renversement du G7 par le G20, invasion migratoire de l’Europe et des Etats-Unis, faillite de plusieurs pays industrialisés dont la Grèce, acquisition de l’arme atomiquepar l’Iran ou la Corée du Nord, apparition d’état terroristes comme l’Afganisthan puis l’EI.

Je le ressens aussi à travers ma vie personnelle et professionnelle, dans le quotidien des gens, très divers, que je cotoie : difficulté grandissante à vivre de son travail, montée du chomage et de la pauvreté, tendance à décourager l’initiative, l’esprit d’entreprise. Père de deux adolescents, je suis confronté à la difficulté croissante de transmettre aux jeunes, de les intéresser au savoir, aux arts, au travail, dans une société où culture maystream, loisirs et télé-réalité écrasent tout, inclinent à la facilité, à l’indolence, au prêt à penser. Marié depuis dix sept ans à une pricesse béninoise, je suis amené à voyager souvent, particulièrement en Afrique : c’est sur d’autres continents que je retrouve une jeunesse optimiste, confiante dans le futur, avide d’apprendre et de se forger un avenir, tout en préservant ses valeurs, son mode de vie et ses traditions.

Le citoyen français du deuxième millénaire baigne dans une société très ouverte, libéralisée et surmédiatisée : il croit disposer de tous les outils du savoir, d’un accès illimité à une information pléthorique, variée sur le plan des canaux de communication comme des opinions. Mais aujourd’hui, une actualité chasse l’autre à toute vitesse, tous les sujets sont traités en instantané, sans mise en perspective ni hiérarchisation : le citoyen lambda, qui rentre le soir fatigué de sa journée et ne s’accordera que quelques instants pour s’informer, passera probablement à coté de l’essentiel. Parménide disait que l’on ne pouvait connaitre ce que l’on peut percevoir, et qu’au contraire on ne peut connaitre réellement que ce qui n’est pas perceptible : l’apparence foisonnante et chaotique du quotidien cache la réalité immuable d’un monde régi par des grands principes. Constamment sollicité par des images, des polémiques, des distractions, des informations purement anectotiques, beaucoup se perdent dans les méandres et les soubresauts d’une actualité sans lendemain. Bien que dotés de tous les outils de communication, ils sont privés des outils pour comprendre l’essence de ce qui se passe en réalité : l’Occident, cette civilisation qui nous assure depuis des générations la liberté, la prospérité, le savoir, le bien etre, court à sa perte.

En à peine trente ans, notre civilisation a perdu une bonne part de sa suprématie économique, la direction des affaires du monde, mais aussi ses principes fondateurs, son dynamisme, son optimisme, la foi en ses valeurs, la certitude d’un destin planétaire. Beaucoup le ressentent de façon confuse, mais ne parviennent pas à mettre des mots la-dessus, à expliquer les causes du phénomène, encore moins à envisager où tout cela nous mène.

Alors, l’heure est venue de sonner le tocsin. Ensemble, nous allons tenter de décrypter l’actualité en distinguant le bon grain de l’ivraie, l’essentiel de l’accessoire. Priorité sera donnée aux enjeux vitaux pour notre civilisation, notre mode de vie, nos libertés. Comme notre projet s’inscrit sur le solide, le vrai, le profond, nous allons relier les faits actuels à de grands évènements du passé, de grandes idées, de grands auteurs, de grandes peronnalités histioriques, de grands artistes, des œuvres musicales et cinématographiques signifiantes et éclairante.

Ainsi, peut etre que beaucoup nous rejoindrons, en dépit du discours officiel béat et racoleur des grands médias, et s’apercevrons que, comme le disait Paul Valéry, « Nous autres, civilisations, savons désormais que nous sommes mortelles »

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